Visite Centre Pompidou:ROBERT RAUSCHENBERG

 Robert Rauschenberg

 

 

rauschenberg.jpg  Robert Rauschenberg : « Monogram » 1955-1959, Moderna Museet, Stockholm

 

rauschenbergcombin1.jpg   Untitled, Sans titre, 1955
Combine painting
Huile, crayon, pastel, papier, tissu, reproductions imprimées,
photographies et carton sur bois, 39,3 x 52,7 cm

rauschenbergminutiae.jpg  Minutiae, 1954
Freestanding combine

Huile, papier, tissu, journal, bois, métal, plastique
avec miroir, sur structure en bois, 214,6 x 205,7 x 77,4 cm 

 

rauschenbergodalisk.jpg  Odalisk, Odalisque, 1955-1958
Freestanding combine

Huile, aquarelle, crayon, pastel, papier, tissu, photographies,
reproductions imprimées, journal, métal, verre, oreiller, poteau en bois
et lampes sur structure en bois avec coq empaillé, 210,8 x 64,1 x 63,8 cm 
 

 Peintures, sculptures, collages, performances, scénographies, chorégraphies, décors et costumes de théâtre… : Robert Rauschenberg peut être considéré comme le précurseur de pratiquement tous les mouvements artistiques de l’après-guerre depuis l’expressionnisme abstrait américain. Pourtant, le fait d’avoir travaillé avec un large éventail de thèmes, de styles, de matériaux et de techniques lui a toujours permis de préserver son indépendance artistique.
Dès 1953, au retour d’un voyage en Europe et en Afrique du Nord, Rauschenberg travaille à la série des Red Paintings considérées comme les premières ébauches des Combines : assemblages abstraits de différents types de matériaux recouverts de peinture suivant une méthode de combinaison de thèmes disparates, dont la plupart des motifs prendront définitivement place dans son registre iconographique.
Sans aucune hiérarchie sont ainsi mélangés des objets trouvés, des images de la culture populaire et des médias, des références aux chefs-d’oeuvre de l’histoire de l’art et à la mythologie et des éléments plus strictement typographiques.

C’est à partir de cette même année que Robert Rauschenberg emploie le terme « Combine » pour désigner cette série d’oeuvres dans lesquelles il intègre images et objets du monde réel à la peinture abstraite, abolissant de la sorte les frontières entre peinture et sculpture.

De fait, ces oeuvres fondent le dialogue permanent de l’artiste avec les différents médias techniques, entre l’artisanat et le ready-made, entre la technique gestuelle du pinceau et l’image reproduite mécaniquement. Allant à l’encontre des dogmes alors en vigueur de l’expressionnisme abstrait, les Combines ont réintroduit dans l’histoire de l’art une imagerie reconnaissable issue de la vie quotidienne.

Pour Robert Rauschenberg, « un tableau ressemble davantage au monde réel s’il est réalisé avec des éléments du monde réel. (…) Je ne veux pas qu’un tableau ressemble à autre chose qu’à ce qu’il est. »

Grâce à une sensibilité ouverte à la fois aux objets hétéroclites récupérés et à la peinture « traditionnelle », Robert Rauschenberg réussit à trouver un équilibre entre les exigences souvent contradictoires de la « vie » et de l’« art », dans le but d’ouvrir les yeux du public à son environnement réel et au phénomène artistique.

 Sa vie:

Après des études de pharmacie et un engagement dans la marine américaine pendant la Seconde Guerre mondiale, Rauschenberg s’inscrit au Kansas City Art Institute où il étudie la peinture, l’histoire de l’art, la composition, la sculpture, la musique, l’anatomie et la mode de 1947 à 1948.
Plus tard, il rencontrera Willem de Kooning, cette rencontre sera décisive pour son œuvre.

En 1948, il part étudier l’art à Paris (à l’Académie Jullian) ce qui lui semble essentiel dans la formation d’un artiste. A l’époque, sa rencontre avec Josef Albers aura une grande influence sur ses tableaux.

 

1951, Première exposition personnelle à la Betty Parson gallery de New York.En 1952, il part faire un séjour en Europe et en Afrique du nord avec l’artiste Cy Twombly, crée des collages qui annoncent sa méthode de combinaison de thèmes disparates dont la plupart des motifs prendront définitivement place dans son registre iconographique.

C’est l’effacement d’un dessin de Kooning en 1953 qui influencera profondément Rauschenberg. Il créera les « Combines Paintings » à partir d’une tentative de réécriture de l’art pour l’art (par l’ouverture totale). En 1959 il participe à la première biennale de Paris et exposera chez Daniel Cordier.

Il commence à explorer la technique du transfert dans son travail de gravure à partir de 1962.

Sa première exposition personnelle aura lieu en 1963 au Jewish Museum de New York.

 

Puis, en 1966, l’artiste américain fonde les « Experiments in Art and Technology » ( avec l’ingénieur Billy Klüver. Ce groupe a pour but de faciliter un échange entre les artistes et les ingénieurs. Ce qui lui permit d’assister au décollage de Apollo 11 en 1969.

Durant les années suivantes, Rauschenberg explore l’emploi du métal comme support pour peinture, l’émail et les images sérigraphiées. Les images et objets trouvés renvoient aux voyages de l’artiste, tandis que les surfaces métalliques polies reflètent l’environnement immédiat des œuvres.

 Le pop art

Le pop art est un mouvement qui trouve son origine en Angleterre au milieu des années 50, sous l’impulsion de Richard Hamilton et Edouardo Paolozzi. Un peu plus tard, dans les années 1960, c’est au tour du Pop art américain d’émerger avec Andy Warhol, Roy Lichtenstein, Robert Rauschenberg ou encore Jasper Johns. C’est surtout la branche « américaine » qui va populariser ce courant artistique devenu majeur, en dénonçant la consommation de masse à tout prix et présenter l’art comme un simple produit à consommer; éphémere, jetable, bon marché…

Le mot pop art (abrégé de « popular art ») a été prononcé pour la première fois en 1955 par Lawrence Alloway, un critique d’art anglais qui faisait partie de L’independent Group, groupe d’intellectuels travaillant sur le rôle de la technologie dans notre société.

Mais ce qui caractérise profondément ce mouvement, c’est le rôle de la société de consommation et des déformations qu’elle engendre dans notre comportement au quotidien. C’est à partir de ce principe que les artistes américains vont mettre en évidence l’influence que peut avoir la publicité, les magazines, les bande dessinées, les comics et la télévision sur nos décisons de consommateurs. Par la suite, ce mouvement va s’étendre et toucher d’autres domaines comme la mode, l’architecture, le design, etc…

L’accueil est très bon dès les débuts du mouvement, car le pop art est a priori simple et accessible. Les procédés utilisés par les artistes étaient souvent des nouveaux produits qui sortaient tout juste de cette société de consommation : acrylique, sérigraphie, etc. Les couleurs sont souvent vives et décalées par rapport à la réalité. Andy Warhol (1928-1987) est considéré comme l’un des apôtres du pop art.

Au-delà de la peinture, le pop art a usé de techniques picturales qui n’étaient auparavant pas considérées comme proprement artistiques, mais industrielles. Ce mouvement a perturbé le monde artistique d’autres manières, par exemple à travers la remise en cause du principe d’unicité d’une œuvre d’art. Andy Warhol reproduisait les siennes par centaines, parfois même par milliers, ce qui heurtait les idées classiques attribuant à une œuvre sa valeur car elle est unique.

Le pop art utilise des symboles populaires, qui marquent l’inconscient dès l’enfance. De Mickey Mouse à Marilyn Monroe, en passant par Mick Jagger, l’admiration quasi généralisée de certaines idoles y est exultée de manière neutre ou non, selon l’artiste. La culture publicitaire de la société de consommation est une autre source d’inspiration.

 Le pop art dans le monde

Le pop art en Grande-Bretagne

L’Independent Group se réunissait à l’Institute of Contemporary Arts depuis 1952. Ce groupe réunit les grandes figures de la création du Pop art, parmi lesquelles Richard Hamilton et Eduardo Paolozzi. Dès 1947, Paolozzi crée des collages utilisant des images de magazines américains mais il déclara plus tard que cela fut plus influencé par le mouvement surréaliste que par la culture populaire. Hamilton commença à étudier les travaux de Marcel Duchamp et développa une série de projets mélangeant art et publicité. La conférence de Reyner Banham à l’Independent Group posa les bases du Pop art en y incluant les objets de la vie quotidienne aux États-Unis et les magazines populaires. Alloway parla de sa théorie sur un continuum entre le « hight art » admis par les établissements culturels traditionnels et le « low art » du Pop art.

En 1956, les membres de l’Independent Group participèrent à l’exposition This is Tomorrow au Whitechapel Gallery pour laquelle Hamilton créa le collage Just What Is It that Makes Today’s Homes So Different, So Appealing?. Son travail est considéré comme le manifeste du pop art en Grande-Bretagne. C’est également la première apparition du mot pop dans ce contexte.

Après This is tomorrow, Hamilton continua à développer les caractéristiques du Pop art en exposant peintures et collages ayant pour sujet les voitures américaines, les biens de consommations et des pin-ups en tant qu’éléments d’une étude anthropologique ayant introduit le fétichisme qui deviendra un élément majeur du Pop art. Hamilton est devenu un conférencier du Royal College of Art où il rencontra David Hockney ainsi que d’autres jeunes artistes qui développèrent le pop art en Grande-Bretagne. En 1961, Hockney, avec Peter Blake et R. B. Kitaj annoncèrent dans une exposition commune l’arrivée du pop art britannique.

Le pop art en Espagne

En Espagne, le Pop art est associé au « new figurative ». Eduardo Arroyo peut être admis comme artiste du Pop art par son intérêt pour l’environnement ainsi que sa capacité à retranscrire l’éventualité interconceptuelle de la notion absolue de la vie quotidienne.

Le pop art au Japon

Au Japon, le pop art est identifiable par ses sujets et son style réguliers. Beaucoup d’artistes japonais se sont inspiré des dessins animés japonais et parfois de Ukiyo-e ou d’art traditionnel. L’artiste du Pop art japonais le plus reconnu est actuellement Takashi Murakami du groupe d’artistes Kaikai Kiki, renommés pour leur production massive, le Superflat, un style surréaliste, post-moderne dont l’inspiration principale vient des dessins animés japonais et de la culture urbaine japonaise. Ce style vise principalement la jeunesse et a un grand impact culturel. Plusieurs artistes, comme Yoshitomo Nara, sont reconnus pour leurs graffitis, d’autres, comme Takashi Murakami sont connus pour leurs figurines en plastiques. Un grand nombre d’artistes du pop art japonais utilise des images surréalistes ou obscènes voir choquantes dans leurs œuvres. Ces éléments attirent les adolescents et les adultes et, bien que fait dans un esprit [...à compléter] provocation, n’est pas considéré comme offensant au Japon.) Une métaphore habituelle dans le pop art japonais est l’innocence et la vulnérabilité des enfants et de la jeunesse. Des artistes comme Aya Takano ou Yoshitomo Nara utilisent les enfants comme sujet dans la quasi-intégralité de leurs œuvres. Alors que Yoshitomo Nara montre des scènes de colère ou de rébellions par des enfants, Aya Takano montre l’innocence des enfants en peignant des filles nues.

Principaux artistes du pop art

 

 


Archives pour la catégorie B.T.S. C.R.C.2

Visite Centre G. Pompidou: Yves Klein

 

 

Yves Klein 

Yves Klein (né à Nice le 28 avril 1928, mort à Paris le 6 juin 1962) est un peintre français du XXe siècle. Malgré une carrière artistique assez courte (1954-1962), il est considéré comme un des plus importants protagonistes de l’après-guerre avant-gardiste. Il est notamment connu pour son bleu (IKB pour International Klein Blue) qu’il appliqua sur de nombreuses œuvres (toiles, sculptures, éponges…).

Né de parents artistes, Fred Klein et Marie Raymond, il ne s’oriente pas immédiatement vers une carrière artistique. En effet, il s’intéresse particulièrement au judo à partir de 1947, qui à l’époque est considéré comme une méthode d’éducation intellectuelle et morale visant à la maîtrise de soi et pas vraiment comme un sport. Il rencontre Armand Fernandez, le futur Arman lors de son apprentissage du judo. En 1952, il part se perfectionner au Japon où il devient ceinture noire, quatrième dan, grade qu’aucun Français n’a atteint à cette époque. À son retour, il ouvre sa propre école de judo qu’il décore de monochromes, il doit la fermer l’année suivante pour des raisons financières.

Il découvre en 1947 la mystique des Rose-Croix. L’enseignement de l’ordre ésotérique de la Rose-Croix, dont il deviendra membre, ainsi que la lecture de Bachelard forgeront les bases de la pensée qui nourrira son œuvre. Les monochromes qu’il peint deviennent, pour lui, des objets de culte. Ses premières expériences picturales de petits monochromes sur carton datent de 1948. S’inspirant du ciel qu’il signe de son nom en 1949, il veut peindre un espace-couleur infini : le « monde de la couleur pure ».

Sa rencontre avec le critique Pierre Restany lors de ses premières expositions va lancer sa carrière artistique. En effet, à partir de 1955, il expose au Club des solitaires de Paris des monochromes de différentes couleurs (orange, vert, rouge, jaune, bleu, rose), sous le titre « Yves, peintures ». Afin d’éviter toute touche personnelle et inscription de dessins les tableaux sont peints au rouleau.

C’est vers 1956 qu’il met au point sa fameuse formule du lumineux bleu outremer (ou bleu ultramarin) qu’il baptise IKB, « International Klein Blue ». Ses premiers monochromes IKB sont exposés en 1957 et inaugurent son « époque bleue ». Dans le cadre d’un contrat avec le théâtre de Gelsenkirchen, il travaille pour la première fois en 1957/58 avec des éponges teintes d’un bleu profond pour ses peintures murales. Il créera plus tard des reliefs spongieux et des sculptures d’éponges.

En 1958, il repeint en blanc les murs de la galerie parisienne Iris Clert et les éclaire d’une lumière bleutée dans le cadre de « L’exposition du vide ». Les « Anthropométries », empreintes de corps de femmes nus et enduits de couleur bleue sur toiles blanches apparaîtront en 1960. De nombreuses « Anthropométries » ont été filmées comme de véritables événements, on peut en voir dans certains musées (Centre Pompidou entre autres).

Son bleu est officialisé en 1960 lorsqu’il dépose le brevet de sa formule sous le nom de l’IKB (International Klein Blue). « Le bleu n’a pas de dimension, il est hors dimension, tandis que les autres couleurs elles en ont … Toutes les couleurs amènent des associations d’idées concrètes … tandis que le bleu rappelle tout au plus la mer et le ciel, ce qu’il y a de plus abstrait dans la nature tangible et visible. »

Il participe à la création du nouveau réalisme avec Pierre Restany et la « Déclaration constitutive du Nouveau Réalisme » est signée le 27 octobre 1960. Cette déclaration est signée par nombre de ses connaissances dont Arman, François Dufrêne, Raymond Hains, Martial Raysse, Daniel Spoerri, Jean Tinguely, Jacques Villeglé. César, Mimmo Rotella, Niki de Saint Phalle et Gérard Deschamps rejoindront le mouvement en 1961, Christo en 1963

Yves Klein meurt d’une crise cardiaque en juin 1962.

  kleinbleu.jpg      Monochrome bleu (IKB 3), 1960
Pigment pur et résine synthétique sur toile marouflée sur bois
199 x 153 x 2,5 cm

 

kleinarbre.jpg L’Arbre, grande éponge bleue, 1962
Pigment pur et résine synthétique sur éponge et plâtre
150 x 90 x 42 cm

 

kleinfeu.jpg Peinture de feu sans titre (F 74), 1961
Papier brûlé sur bois
139,5 x 102,3

klienanthropo.jpg Anthropométrie de l’époque bleue (ANT 82), 1960
Pigment pur et résine synthétique sur papier monté sur toile
155 x 281 cm

Autres Œuvres

  • Monochrome vert (M77), 1957
  • Anthropométrie de l’époque bleue (ANT 82), 1960
  • La Grande Anthropométrie bleue (ANT 105), ca. 1960
  • Anthropométrie sans titre (ANT 148), 1960
  • Anthropométrie sans titre (ANT 63) 1960
  • Anthropométrie suaire sans titre (ANT SU 4), 1960
  • Anthropométrie sans titre (ANT 8), ca. 1960
  • Anthropométrie sans titre (ANT 101), 1960
  • Monochrome bleu (IKB 3), 1960
  • Monique (ANT 57), ca. 1960
  • Ci-gît l’espace (RP 3), 1960
  • Symphonie Monotone, 1960
  • Peinture feu sans titre (F 74), 1961
  • « L’Arbre », grande éponge bleue, 1962
  • Vente session d’une zone de sensibilité picturale immatérielle 1962
  • IKB 191 (1962)

Une découverte impactante!

Yves Klein artiste majeur de la seconde moitié du 20e siècle dont la fulgurante carrière – il meurt en 1962 à 34 ans – dépasse largement le champ de la peinture. Son nom de évoque le célèbre bleu IKB (International Klein Blue) et ses monochromes. Mais, Yves Klein réfléchit et opère tous azimuts : projets architecturaux, œuvres sonores, chorégraphies de ballets, décors de cinéma…  « Les tableaux ne sont que les cendres de mon art » n’a cessé d’affirmer Yves Klein.  L’implication physique du corps est centrale dans l’œuvre. La couleur selon Yves Klein est un lien entre corps et immatériel ; véritable force spirituelle, elle transforme l’atmosphère, la vie elle-même en œuvre d’art. Elle se décline en trois tonalités emblématiques : le bleu, l’or et le rose. L’œuvre d’Yves Klein révèle une conception nouvelle de la fonction de l’artiste qui n’est pas pour lui une œuvre puisque. Selon Klein, la beauté existe déjà, à l’état invisible. Sa tâche consiste à la saisir partout où elle est, dans l’air, dans la matière ou à la surface du corps de ses modèles, pour la faire voir aux autres hommes.  En conséquence, l’œuvre d’art n’est que la trace de la communication de l’artiste avec le monde : « Mes tableaux ne sont que les cendres de mon art » (in L’architecture de l’air, Conférence de la Sorbonne, 1959). La diversité des techniques qu’Yves Klein met en œuvre tout au long de son parcours obéit en effet à une même intuition. Des premiers monochromes du début des années cinquante, qui manifestent la sensibilité à l’état pur, aux « peintures de feu » de la dernière année de sa vie. La réduction des couleurs au bleu fait jouer à la matière picturale le rôle de l’air, du vide, duquel, pour Yves Klein, naissent la force de l’esprit et l’imagination. Enfin, la « technique des pinceaux vivants », ou « anthropométrie », revient à laisser au corps humain le soin de faire le tableau, mettant ainsi l’artiste en retrait.  Cette pratique artistique fait référence à la conception du monde que s’est forgée Klein à partir d’expériences parallèles : le judo (en japonais : pratique de l’art) fondé sur les forces et éléments naturels du cosmos (eau, air, feu, terre) et la philosophie ésotérique des Rose-Croix qui recherche les forces spirituelles gouvernant l’Univers. L’activité d’Yves Klein est donc gouvernée par une cosmologie qui fait du monde le principal acteur de l’art. C’est cette idée du monde comme œuvre que Klein apporte au Nouveau RéalismeNéanmoins, la finalité de sa démarche reste pleinement artistique : ses théories aussi bien que ses innovations sont à interpréter comme des contributions majeures à l’évolution de l’art contemporain dont l’artiste avait clairement conscience.
 

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